Maroc-
Habdo:
Comment avez-vous
perçu le discours royal du 8 juillet 1994 et vous
sentez-vous concerné ?
- Ahmed
Remi:
J'ai pour habitude de ne croire qu'aux actes et
non pas aux discours. Si les propositions et les initiatives
ne sont pas suivies d'actes concrets, elles deviennent vides
de sens.
Je me sens évidemment concerné par tout ce qui
se passe dans mon pays. J'ajouterai que la
société marocaine traverse, actuellement, une
période décisive de son histoire.
Quant à ma situation personnelle, vous n'êtes
pas sans savoir que je ne suis pas un réfugié
politique comme les autres.
J´ai participé directement ou indirectement aux
deux tentatives de coup d'Etat des années 70,
[Attaque du palais royal de Skhirat le 10 juillet 1971
et attaque de l´avion de HassanII le 16 août
1972] après avoir été un militant
de l'UNFP [Union nationale des forces populaires].
Mon cas ne peut être traité qu'au niveau de la
plus haute autorité militaire.
Votre retour au Maroc, est-il
donc imaginable dans ces conditions et comment
?
- A.
R.:
Il faut que vous sachiez que je ne fais pas de mon
retour au Maroc une exigence immédiate.
Bien sûr, mon souhait le plus ardent est de pouvoir
retrouver les miens, ma mère et mon frère
notamment qui - et cela est à mettre à l'actif
du pouvoir - n'ont jamais été
inquiétés. Mon père non plus qui
d'ailleurs s'est éteint tranquillement chez lui au
Maroc, il y a près de deux ans. Etant donné
mon exil, je n'ai pas pu le voir une dernière
fois.
Etes-vous décidé
à regagner le pays?
- A.
R.:
Si vous me garantissez ma sécurité et
la liberté d'exprimer mes opinions, je prendrais le
premier avion : Vous savez, tout exil est souffrance mais
cette souffrance est moins dure quand l'exilé milite
pour la réalisation de son idéal et de ses
convictions.
A vous entendre, votre retour au
Maroc reste hypothétique ?
- A.
R.:
Je vous répète que je ne -suis pas un
réfugié politique ordinaire, mon cas ne peut
être traité que par la plus haute
autorité militaire, à savoir le chef de
l'Etat.
Çela dit, mon rêve est de pouvoir rentrer dans
un pays où règne l'Etat de droit et la
liberté. Le Maroc peut si les responsables le
désirent devenir modèle de transition douce et
pacifique vers la démocratie pour l'ensemble du monde
arabomusulman.
Les coups d'Etat sont les pires choses qui puissent arriver
à un pays. A présent, il n'y a plus de regrets
à avoir, le temps a fait son uvre. Mais les
conditions d'oppression et de corruption, à
l'époque, étaient telles que le coup d'Etat
était la seule manière d'exprimer son
mécontentement.
A l'époque d'Oufkir, j'avais à peine 25 ans,
donc jeune, impatient, dynamique, fougueux. Comme la plupart
des jeunes de m a génération, je voulais
changer le monde. Comment ? Certains ont essayé de le
faire par le discours idéologique, d'autres comme
moi, par l'action. N'oubliez pas que je faisais partie de
l'armée, cette grande muette. Le devoir de
réserve était de rigueur.
Alors vous vous êtes
exprimé par les armes, était-ce la bonne
solution ?
- A.
R.:
C'était la pire des solutions. C'est un signe de
faiblesse de notre société que d'avoir eu
besoin au recours à la violence. Mais tout cela est
vieux de 22 ans. Evitez-moi de remuer davantage ce
passé révolu. Maintenant, l'Islam
représente, pour moi, un nouvel engagement moral.
Mais ces opinions, vous pouvez
toujours les exprimer au soin d'un parti politique au Maroc
?
- A.
R.:
Les partis politiques marocains ne sont guère
représentatifs. Il y a une rupture réelle
entre ces "partis" en tant qu'"organisations" et le Peuple
marocain. Et puis, vous savez, au Maroc, on n'a pas encore
la liberté de fonder le parti politique que l'on
veut.
Ce n'est pas par caprice que je dis cela, mais c'est un
constat réel.
Le problème n'est pas dans la forme du régime
mais dans sa nature et ses intentions.
Les partis politiques actuels sont artificiels - pour la
forme - et font partie intégrante du régime
dont ils sont le produit et qui les utilise pour camoufler
sa vraie nature. Ce régime - comme tous les
régimes arabes actuels - manque de
légitimité. C´est le problème
essentiel. Donnez-nous la liberté d'expression,
d'opinion et d´organisation (même pour les
islamistes), donnez-nous un pluralisme politique
authentique, donnez-nous une véritable alternance -
sous n´impore quelle forme - et appelez cela ce que
vous voulez. En arabe, nous devons utiliser un mot arabe
pour qualifier cela, au lieu d´utiliser un vocabulaire
importé. Il faut définir la liberté et
la démocratie en tant que méthode
(régles de jeu politique définies par une
constitution appliquée) et non en tant que contenu.
La démocratie n´est pas une idéologie
(politique, économique ou religieuse, l´Islam
est notre seule religion et notre seule idéologie),
mais une méthode neutre (comme les
mathématiques) nécessaire au bon fonctionement
de toutes les sociétés humaines, de tous les
Etats, de toutes les organisations et associations
politiques, sociales ou religieuses pour gerer et
résoudre leurs probèmes de gestion.
.
Vous êtes
réfugié politique en Suède, parlez.
nous de vos activités dans ce pays ?
-
A.R:
En tant qu'islamiste, il faut penser globalement et
agir localement. Quand je suis arrivé en
Suède, j'avais constaté que notre
identité musulmane était, tous les jours,
bafouée. J'ai créé "Radio Islam". Je
dois vous dire que dans cette radio, je n'ai jamais
dénigré mon pays, car j'estime que nous devons
laver notre linge sale en famille.
Les thèmes de la radio sont, entre autres la
question palestinienne, la Guerre du Golfe et la situation
des musulmans dans le monde...
Sur la question palestinienne, je suis entré en
conflit direct avec le lobby sioniste suédois et
mondial. J'ai écrit quelques livres, en
suédois, sur ces questions.
Le lobby juif a réussi à me faire condamner
à six mois de prison, officiellement « pour
manque de respect au peuple juif ». Cette lutte, ce
combat sont, en vérité, à armes
inégales.
Vous êtes connu pour
entretenir des relations priviligiés avec le pouvoir
Iranien...
- A.
R.:
Justement, à l'issue de mon procès qui a eu un
retentissement médiatique important, j'ai
été invité par les Iraniens à me
rendre à Téhéran. Mon affaire a
été discutée au plus haut niveau de la
République islamique d'Iran. Le parlement iranien a
discuté des tenants et aboutissants de ma
condamnation.
L´Iran a-t-il
financé vos activités en
Suède?*
- A.
R.:
Si j'avais touché
le moindre centime des Iraniens, croyez-moi que le lobby
juif suédois ne se serait pas gêné de le
crier sur les toits.
Je n'ai jamais touché un centime de qui que ce soit.
"Radio Islam" est financée par ses auditeurs. Mes
livres ont été imprimés par des
bénévoles suédois connus. J'ai choisi
cette voie pour ne dépendre de personne, et conserver
ainsi ma liberté d'expression, de critique et surtout
ma dignité de musulman libre.
Entretenez-vous. des rapports
avec des Islamistes marocains ?
- A.
R.:
J'ai des rapports avec certains d'entre eux, mais je ne fais
partie d'aucun mouvement.
Qu'est-ce qui vous empêche
d'adhérer à tel ou tell mouvement Islamiste
marocain?
- A.
R.:
Mes contacts avec eux me permettent de rester à
l'écoute de leurs préoccupations. Une
révolution islamique, éclairée et
radicale, est la seule voie pour sauver l´existence
même de notre nation. Les mouvements islamistes sont
notre seule chance pour réaliser cette
révolution. Et ils sont aujourd´hui les seuls
à résister à la décadence et
à la capitulation culturelle. Ceci dit, certains des
mouvement islamistes n'ont pas encore réussi à
apprendre à établir des priorités en
vue de s´occuper, d´abord, de
l´essentiel.
Si en tant qu'islamiste, je milite pour le réveil et
la rennaissance de l'Islam et l'instauration d'un Etat
islamique, ce n'est pas pour confier le pouvoir à des
gens fanatiques et stupides - tels certains en Afghanistan
et et au Koweit - motivés par des obsessions
folkloriques superficielles et intolérantes qui
portent tort à l´Islam. Certains de ces
"islamistes" connaissent plus sur le sixième
siècle que sur le 20 ème siècle.
En fait,
le
but essentiel de l´Islam est la liberation
de l´homme. Dans l´Islam la liberté est la
régle, l´interdit est l´exception. Dans
l'Etat islamique idéal que je préconise, le
principe fondamental est celui de la liberté qui
garantit le pluralisme des idées guidées par
le Coran, la Sunna, le bon sens et l' ijtihade.
Les mouvements islamistes,- et je parle ici en tant
qu´islamiste - présentent encore une grande
carence en cadres politiques INTELLIGENTS,
éclairés et compétants, capables
d'opérer une synthèse entre un souci islamique
réel et la capacité à comprendre et
résoudre les problèmes de notre époque.
Le seul mouvement qui me paraît relativement
doté d'une telle ossature est le Hizbollah au Liban.
J'ai rencontré à trois reprises son leader
spirituel Mohamed Hussein Fadlallah qui présente les
qualités d'un grand leader éclairé. Au
Liban - il est vrai - il y a un système de
démocratie relative, de pluralisme et de
liberté d´expression relativement favorable
à un dévelopement politique sain et à
l´apparition des dirigenats capables et
compétants. Mais cette démocratie libanaise
n´est pas tombée du ciel. Elle a
été arrachée par le Jihad et par une
lutte héroïque. La liberté ne se donne
pas, elle s´arrache.
Il y a risque que certains des mouvements - qui se disent
"islamistes" - portent (en eux-même) les mêmes
maladies qu´ ils prétendent combattre. Des
"leaders" charlatans et machiavelistes - produits des
régimes actuels - peuvent facilement s´infiltrer
et exploiter la nature de l´ action secréte -
impopsée par les dictatures stupides - pour excuser
et légitimer l´exercice de la dictature interne
dans leurs organisations. Pour éviter cela il faut
instaurer - au sein des mouvemets islamistes - la
démocratie interne; c´et à dire le
pluralisme, la transparance, l´altérnance des
dirigeants, l´ouverture, la liberté, le
débats francs et libres pour y encrer des
régles de jeux politiques intelligeantes et efficaes.
(Cela est déjà appliqué dans certains
associations musulmanes quant - par exemple - à la
gestion et l´éléction du "bureau" et du
"président" de l´association). Pour cela il est
d´une nécessité vitale de permettre la
création des partis politiques islamistes, de leur
garantir la liberté de s´organiser et de se
développer ouvertement.
Il est bien connu dans l'histoire politique des peuples que
l'oppression, le manque de liberté enfantent la
dictature. Etre obligé d'uvrer et de comploter
dans l'ombre ne fait pas, forcément, de vous un
fervent partisan de l'Etat de droit, encore moins un soldat
de la liberté. Les dictatures d´aujourd´hui
- par leur stupidité - sont en train de couver les
dictatures stupides de demain. Les organisations et les
partis politiques qui n´exercent pas les régles
de jeux de la démocratie - au sein de leurs
mouvements - ne seront pas capables d´instaurer la
liberté et la d´mocratie dans leurs pays.
Revenons à l´ essentiel: l´ennemi principal
et le danger mortel immédiat qui menacent
actuellement l´existence de notre nation, sont les
régimes tyraniques corrompus en place dans nos pays.
Face à notre situation catastrophique actuelle, seuls
les islamistes sont capables d´en relever le
défi. Et c´est dans l´action et
l´expérience que les islamistes et leurs
organisations vont mûrir. L´ expérience,
globalement très positive, de la révolution
islamique en Iran en est une preuve. Seule à
être fondée sur l´Islam (et un
fontionnement démocratique civilisé) la
République Islamique en Iran constitue,
aujourd´hui, le seul régime représentatif
et le seul Etat légitime dans le monde musulman.
Avez-vous des liens politiques
avec d'autres exilés marocains à
l'étranger ?
- A.
R.:
Il m'arrive souvent d'en rencontrer. J'ai des
relations d'amitié avec Abdelmoumen Diouri. Par le
passé, j'ai rencontré Fkih Basri. Mais je suis
en désaccord total avec lui.
Mais mes relations avec les Marocains ne se limitent pas aux
exilés. J'ai, à plusieurs reprises,
rencontré Abderrahmane Youssoufi pour lequel j'ai une
grande estime à la fois pour son
honnêteté et sa droiture.
Quelle est votre position sur
l´affaire du Sahara ?
- A.
R.:
Ma position sur ce sujet a toujours été claire
et nette. Je partage l'opinion du peuple marocain sur la
marocanité indéniable et éternelle du
Sahara. Et dans mon schéma de lécture,
même la Mauritanie devraient s´unir avec au
Maroc.
Si j'étais resté au Maroc, j'aurai combattu
aux côtés de mes camarades pour
l´unité du Maroc, des pays musulmans et pour la
marocanité de nos provinces sahariennes. Je me
rappelle qu'après avoir quitté le Maroc, j'ai
été invité par le président
Boumediene en Algérie. J'avais été
reçu en grande pompe et le chef d'Etat
algérien m'avait dit « Toi, tu es
opérationnel » et m'a proposé de devenir
"chef militaire" du Polisario. Ma réponse fut: "si je
voulais me prostituer pour un Etat je n´aurai pas
quitté le Maroc".
Au cours de mes nombreux déplacements à
l´étranger, j'avais toujours refusé de
participer aux réunions où il y avait un
représentant des mercenaires du "Polisario".
"Les
grands ne sont grands que parce que nous sommes à
genoux ! Levons-nous!"
Lire:
La
Tragédie
marocaine
Par
Ahmed Rami
L'article
suivant, ici traduit en français, fut
publié
dans le journal russe Pravda, le 15 juillet
1997. Il
est traduit en 5
langues
L'idéalisme
de Radio Islam

Ahmed
Rami
Pravda:
Rami
n´est pas
achetable...
Il y a plus de 25 ans
de cela, le roi Hassan II donnait l'ordre de traquer et de
ramener au Maroc le lieutenant Ahmed Rami. Rami avait en
effet participé au moins à deux tentatives de
coup d'Etat militaire, visant à abolir la monarchie
et fonder une République Islamique. Les services
secrets marocains ne furent pas capables d'exécuter
l'ordre royal.
Aujourd'hui, cet homme
sympathique, plein d'une jeune vigueur et incroyablement
énergique, est à la fois l'une des personnes
les plus populaires et les plus haïs de Suède.
Ses prises de positions politiques sont discutées au
Parlement suédois, et aussi, nous a t'on dit, dans
les réunions gouvernementales.
Rami a écrit et
publié quatre livres épais. Dans ces ouvrages,
il démontre avec des arguments convaincants qu' en
Suède, et dans tous les autres pays occidentaux, les
bases de la vie nationale sont minées. Les pays de
l'Ouest sont gouvernés en réalité par
des conspirations mafieuses qui n'ont rien en commun avec la
vraie démocratie, mais essayent de réaliser
leur but machiavélique, l'introduction d'un "Nouvel
Ordre sioniste Mondial" totalitaire. Rami, aujourd'hui
citoyen suédois, n'a jamais cessé de le
répéter sur les ondes de Radio
Islam.
Bien
évidemment, de tels points de vue entraînent
une irritation sensible dans l'Etablissement. Il y a
quelques années, Rami (Arabe et par conséquent
lui-même sémite), fut poursuivi pour
antisémitisme (!) et envoyé en prison,
où il dut rester durant six mois. Assez curieusement,
il devint ainsi le seul prisonnier politique en
Suède.
Malgré tout
cela, Ahmed Rami n'est pas un homme brisé, et n'a en
aucune façon renié ses idéaux. La
condamnation à la prison n'a vraisemblablement que
renforcé sa conviction d'avoir raison. La
retransmission de Radio Islam continue, et le courageux
marocain n'a pas l'intention d'abandonner son combat. Pour
lui, le plus important est que "les peuples de tous les pays
devraient avoir le droit d'être indépendants
sans avoir à se soumettre aux oligarchies qui ont
usurpé le pouvoir pour leur propre compte".
Quelle est alors la
base de ses convictions? Qu'est-ce qui lui donne la force de
dire tout haut ce que la plupart des gens n'osent même
pas penser? A t'il bien compris contre qui il a levé
la main, qui il a défié? Quand j'ai
rencontré Ahmed Rami, je ne pouvais naturellement pas
m'empêcher de lui poser ces questions. Sa
réponse:
-
Ahmed
Rami:
"Depuis mon plus
jeune âge, je suis resté fidèle à
mes convictions islamiques. J'ai toujours lutté pour
l'égalité et la justice. C'est pour cette
raison que j'ai rejoind (déjà en 1960)
l´Union des Forces Populaires (l´UNFP),
fondé par Ben-Barka, qui fut kidnapé et
assassiné un peu plus tard par la police royale
secrète. Le roi Hassan II est totalement responsable
de cette mort. Hassan II gouverne le pays avec une
cruauté toute médiévale depuis
plusieurs décennies, et il n'est principalement
qu'une marionnette aux mains de puissances
étrangères, en premier lieu Israël ses
Etats-Unis.
Vous entendez dire
parfois que le Maroc est une "monarchie
démocratique". Cela signifie en fait, comme souvent
de nos jours, que ce n'est rien d'autre en
réalité qu'une judéocratie. Vous avez
le droit de critiquer qui cela vous chante, excepté
ceux qui détiennent le pouvoir réel. Ils
prennent soin de rester dans l'ombre, et ne doivent surtout
pas être nommés ou critiqués. Le roi ne
peut faire un pas sans le juif André Azoulay, un
escroc commerçant et "conseiller" sioniste
"spécial" venu d´Isrël et portant la
nationalité Canadienne. Derière la
façade du "Prnce héritier et d´autres
"institutions" formelles, Azoulay, et d'autres individus
comme lui dirigent l´Armée et prennent
aujourd'hui les décisions réelles.
L'éducation, les médias de masse et l'ensemble
de la vie politique, économiques et sociale sont
régulés par ces hommes, et non par les
marocains eux-mêmes. Ils ont le pouvoir de
décider quels sont les idéaux auxquels les
citoyens doivent se soumettre afin d'être
guidés dans leur vie de tous les jours. Dans ce pays
musulman arabe prime le vrai pouvoir juif et la vraie
censure sioniste, appelée "démocratie". Le
libre-arbitre des individus et la liberté
d'expression n'existe simplement pas. A vrai dire, mon
expérience m'a montré que la situation
actuelle dans d'autres pays n'est pas bien fameuse non
plus.
En Suède, le
lavage de cerveau prend de l'ampleur, et des valeurs
anti-suédoises sont imposées au peuple. Seul
un aveugle pourrait ne pas le constater. Le terrorisme
intellectuel sioniste et la désinformation ont pour
effet de pousser les individus à nier l'existence du
pouvoir juif. En même temps ils ont terriblement peur
de ce pouvoir qui "n´existe pas"! Les suédois
peuvent être fiers de leur niveau de vie
élevé, il ont bien raison de l'être,
mais ils refusent obstinément de comprendre ce qui
leur a été volé.
Le pouvoir sur les
banques, les médias de masse, et la vie commerciale
et industrielle est aux mains d'un petit groupe
"d'élus" juifs. Toute l'éducation dans les
écoles et les universités est à sens
unique, favorable à "la race supérieure". En
plus de cela l'histoire d'événements qui ne
sont pas si éloignés dans le temps est
réinterprétée dans
l'intérêt du "peuple élu ". Mais la
réalité et la vérité sont
différentes de ce qui est montré à la
télévision et enseigné à
l'école. Et quelle sorte de liberté,
d'indépendance et de démocratie est-ce donc,
quand le pouvoir tout entier et l´avenir des peuples
est entre les mains d'une minorité? Telle est la
situation en Suède. Au sein du
précédent gouvernement, le poste très
important de ministre de la coordination gouvernementale
était occupé par Jan Nygren, un
représentant de la mafia sioniste. Il ne chercha
à dissimuler d'aucune façon qu'il se
considérait comme le maître de la Suède.
Dans le "Judisk krönika" ("La Chronique Juive",organe
de la Communauté Juive), il publia un article dans
lequel il utilisa très ouvertement le titre "ma
Suède juive". Cet individu avait beaucoup d'influence
sur ceux qui pouvaient être admis au gouvernement! A
présent, Nygren est hors du gouvernement, mais on a
eu en retour Leif Pagrotsky le plus proche collaborateur de
l´actuel Premier Ministre et un autre membre du "peuple
élu" qui occupe aujourd'hui le poste du ministre du
commerce extérieur, et comme tel un important
représentant de l'internationale
dorée.."
Sous quel
gouvernement, social-démocrate ou conservateur, cette
influence d'une minorité s'est le plus mise en
avant?
-
Ahmed
Rami:
"Peu important
quel gouvernement dirige le pays. La différence entre
la gauche et la droite n'est rien d'autre qu'un leurre. En
réalité, le pouvoir est détenu par ceux
qui possèdent et contrôlent les capitaux
financiers du pays et les médias de masse. Je le dis
ouvertement: En Suède, tous les partis politique sont
entièrement juivés. Le combat actuel n'est pas
une lutte entre la droite et la gauche comme le pense les
gens, mais entre les différents clans sionistes. Ils
ne luttent pas pour le bien du pays, mais pour leurs propres
gains personnels. Tous les partis politiques suédois
sont dominés par les juifs"
Y a t'il de
nombreuses personnes en Suède qui partagent votre
point de vue?
-
Ahmed
Rami:
"Non, pas tant que
ça. Vous savez, sous l'influence d'un tel terrorisme
intellectuel juif qui domine, il est très difficile
pour la plupart des gens de prendre leur courage à
deux mains. C'est probablement leur instinct de conservation
primaire qui fonctionne. Chacun est attaché à
ses petites commodités, à ses bons repas bien
arrosés, et souhaite être le moins possible
accablé par les problèmes. Mais il y a
toujours un certain nombre d'individus qui réagissent
positivement aux émissions de Radio Islam. Je
reçois des dizaines, pour ne pas dire des centaines
de lettres, et parmi elles plusieurs provenant d'autres
pays. Grâce à l´ Internet, il est devenu
plus facile de communiquer et d'échanger des
informations. J'espère être à même
de trouver aussi des gens en Russie qui partagent mes
convictions. Les nouveaux esclavagistes continuent de
craindre votre pays, bien qu'ils aient réussi
à le morceler."
Aimeriez-vous
voyager en Russie?
-
Ahmed
Rami:
"Je pense que cela
serait vraiment dangereux. Dans votre pays, la
criminalité aujourd'hui est pire encore qu'aux
Etats-Unis. D'après les informations que j'ai,
beaucoup d'antisionistes sont morts dans d'étranges
circonstances. Morts au cours d'une visite médicale
banale (bien qu'ils n'aient jamais eu aucun problème
de santé), ou ils ont été
écrasés et tués par un car, tandis que
d'autres ont été retrouvés pendus. Dans
aucun des cas les meurtriers n'ont été pris,
plus exactement ils n'ont pas été
poursuivis.
Les journaux
suédois (et vous savez à qui ils appartiennent
et qui les contrôle) parlent constamment de votre pays
comme "une menace". Il est décrit comme "un paradis
pour la mafia" et est "un danger pour la Suède". La
Russie a toujours été, et demeurera toujours
la plus grande menace pour le "peuple élu", qui la
craindra toujours, même si elle semble aujourd'hui
vaincue et difficilement capable de respirer après
tant d'expériences menées sur elle par ces
surhommes "élus".
Je suis parvenu
à cette conclusion en lisant les articles russophobes
qui grouillent dans la presse suédoise. Certains
d'entre eux sont écrits par un goy (un non-juif et un
non-humain d'après le judaïsme), un idiot utile
pour Israël en Suède, Per Ahlmark. Et ce n'est
absolument pas une coïncidence si Israël a
donné en son honneur son nom à une forêt
nouvellement plantée sur des terres volées aux
palestiniens. Ahlmark a été aussi
gratifié de la qualité d'Etre Humain ("Ben
Adam") par la communauté juive du
Danemark!"
N'avez-vous pas
peur de vivre en Suède?
-
Ahmed
Rami:
"Un croyant n'a
peur de rien. Je suis habitué aux menaces, et depuis
peu une violente campagne presse juive est menée
contre moi et Radio Islam. Mais à Stockholm, vous
pouvez toujours dire ce que vous pensez, même si vous
n'avez pas tant de sympathisants que cela. Partout dans le
monde, pour les mafieux, les jeux sont fait et ils se
considèrent comme victorieux. Pour eux, la question
est classée une fois pour toutes, et manifestement,
vous ne pouvez être en sécurité nulle
part si vous défendez la
vérité.
Encore aujourd'hui,
j'ai reçu une lettre dont le contenu était le
suivant: "Sale porc d'arabe, qu'est-ce que tu crois pouvoir
accomplir? Nous rions de tes efforts minables. Nous adorons
écouter tes émissions après une
bouteille de vodka. Nous avons le monde entier à
notre poigne. Et quand nous le voudrons, tu
disparaîtras de la surface de la terre comme une
mouche, et personne ne n'élèvera la voix, ni
même ne remarquera ta disparition."
Mais quelle est la
vraie cause pour laquelle vous luttez?
-
Ahmed
Rami:
"Je lutte pour une
cause pour laquelle chaque homme devrait à mon avis
lutter, à savoir la liberté et la justice.
Dans ce monde, créé par Allah, nul ne devrait
avoir de monstrueux privilèges, et cela comprend la
mafia sioniste, qui s'est appropriée d'incroyables
richesses à l'aide des mensonges, des ruses
insidieuses, des fraudes et d´escroqueries. Agissons
pour que les palestiniens, les suédois, les russes,
les français, les arabes et les autres peuples
puissent devenir les égaux de ceux qui se sont
auto-proclamés le "peuple élu"
supérieur à tout autre!
Je suis un musulman,
et cela signifie que je suis opposé à tous les
privilèges, spécialement ceux qui sont
uniquement fondés sur le pouvoir et la loi du plus
fort. J'espère m'être exprimé simplement
et clairement, et j'espère que vous comprenez quelles
sortes d'individus qui n'apprécient pas mes
pensées et mes actes."
***
D'aucun pourrait
peut-être qualifier Ahmed Rami de paranoïaque, ou
de personne obsédée par une idée fixe.
Pour ma part, je le vois comme une personne qui, grâce
à sa dévotion personnelle exceptionnelle, nous
aide à différencier toujours le bien du mal,
la vérité du mensonge, la liberté de
l'esclavage. Nous pouvons seulement trouver regrettable que
des idéalistes comme Rami soient si peu nombreux dans
notre monde trop pragmatique, là où il est
toujours plus avantageux d'être fourbe et de s'adapter
plutôt que d'être fidèle à
soi-même.
Ahmed Rami ne peut
pas être acheté. Pour cette raison, il est
détesté et il est un danger pour tout ceux qui
défendent le "Nouvel Ordre Mondial", à la fois
en Suède et partout ailleurs.
Valentin
Prussakov