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Mal leur en a pris. Il ne fallait pas chercher querelle au
professeur Faurisson. C’est ce qu’ont appris à leurs dépens, d’abord, le
substitut du procureur de la République, Anne de Fontette, initiateur des
poursuites, puis, les trois parties civiles (LICRA, MRAP, Ligue des droits
de l’homme) et, enfin, le nouveau président de la XVIIe chambre, Nicolas
Bonnal.
Science et
détermination
du professeur Faurisson
Pendant quatre heures un quart, ce mardi 11 juillet
2006,
dans une XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris surchauffée par
la canicule, un peu plus de cent révisionnistes venus de France, de
Grande-Bretagne, de Suède, de Suisse, d’Italie, d’Iran et d’autres pays
encore pour soutenir le professeur ont assisté à un combat qui a tourné à
l’avantage de la défense. Agé de 77 ans mais doté d’une rude énergie,
Robert Faurisson est un professeur d’université à la retraite qui a
enseigné à la Sorbonne et à Lyon. De style « British » (il est sujet
britannique et citoyen français), il semble déterminé. Sa mémoire fera
dire à l’avocat de la LICRA : « Celui-là, avec sa mémoire nourrie par la
haine, on ne peut pas espérer qu’il finira Alzheimer ».
C’est sur un ton sarcastique que le président s’avise d’entamer
l’interrogatoire du professeur mais l’intéressé le prévient qu’il
n’admettra pas qu’on continue de lui parler ainsi. Et le ton change. Puis,
à trois reprises, le magistrat se fait reprendre dans sa lecture d’un
document. Ses trois erreurs, veut bien noter le professeur, proviennent de
ce que le magistrat s’est fié à une copie fautive (le texte de
l’assignation) alors qu’il aurait dû se reporter au texte original
d’un document de base : le procès-verbal d’un brigadier-chef enquêteur.
Lorsque le professeur se met à exposer ses moyens de défense et à
développer l’argumentation révisionniste, le président semble prendre
conscience de sa méprise : il a affaire à forte partie et les arguments
révisionnistes se révèlent décidément beaucoup plus solides qu’il ne
semble l’avoir imaginé.
A maintes reprises, on verra le président, accablé, s’enfouir le visage
dans les mains. « Séance de dépucelage d’un magistrat ! », conclura un
révisionniste. La loi nous interdit de reprendre ici les arguments,
toujours appuyés de références, de l’universitaire.
On se contentera de rappeler que ce dernier a tenu à préciser qu’il n’a
pas l’ambition de rechercher « la Vérité », mais qu’il aspire seulement à
l’exactitude. Selon ses explications, il a d’abord mené, sur place, au
Struthof, à Auschwitz, à Treblinka et en bien d’autres lieux, une enquête
de police technique ; puis, par l’intermédiaire de chimistes
travaillant en laboratoire, il a conduit une enquête de police
scientifique. A l’exemple du juge d’instruction, il s’est efforcé
d’instruire à charge et à décharge. Il a passé au crible un nombre
considérable de témoignages.
Dans l’étude des documents, il n’a fait que suivre la méthode historique
la plus classique. Il a mis en pratique une discipline qu’il avait
autrefois enseignée à l’université de Lyon et qui avait reçu la
dénomination officielle de « Critique de textes et documents (littérature,
histoire, médias) ». Un révisionniste, précise-t-il, loin d’être un « négateur »
ou un « négationniste », est un chercheur qui, au terme de ses
enquêtes, peut être conduit à affirmer que telle « Vérité » est
contestable d’un point de vue scientifique.
Aussi le droit à la recherche historique ne saurait-il normalement se voir
imposer d’avance soit des limites, soit une conclusion. Le chercheur n’a
pas à se laisser bâillonner tout comme le magistrat n’a pas à se laisser
ligoter par une loi de rencontre telle que la loi Fabius-Gayssot du 13
juillet 1990. Jusqu’à présent d’ailleurs, pour un seul et même délit,
qu’il a obstinément répété depuis un quart de siècle, dans les mêmes
formes et dans des conditions identiques, le professeur s’est vu juger de
toutes les façons possibles.
Il a souvent été condamné mais il a parfois été relaxé et il est même
arrivé que, dans tel procès, une cour d’appel rende un hommage appuyé à la
qualité de son travail au point de prononcer : « La valeur des conclusions
défendues par M. Faurisson [sur « le problème des chambres à gaz »] relève
donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du
public ». Si, pendant ces dernières années, ses publications n’ont plus
fait l’objet de poursuites, c’est que la Loi est fluctuante, que la
jurisprudence est à retournements et que les magistrats français sont
avant tout des hommes et des femmes, qui, en général, entendent servir les
lois mais non point s’y asservir.
A l’origine de la
prévention,
une enquête bâclée
Robert Faurisson est prévenu d’avoir accordé en 2005 un
entretien téléphonique de contenu révisionniste à la station de
radio-télévision iranienne Sahar 1. L’accusation (en langage des tribunaux
correctionnels, la « prévention ») fait valoir qu’ayant été transmise par
satellite l’émission a pu être captée en France, mais rien ne prouve que
tel a été le cas. Cette même accusation présente une « retranscription des
propos de M. Faurisson sur la cassette remise par le CSA [Conseil
supérieur de l’audiovisuel] ».
M. Faurisson admet sans difficulté que les propos enregistrés
correspondent à sa pensée mais, vu l’abondance des entretiens qu’il a
accordés aux stations ou aux agences étrangères, surtout depuis son séjour
en Iran, en novembre 2000, à l’invitation du gouvernement iranien, il se
déclare incapable de préciser la date et le lieu de cet entretien-là. Et
il s’étonne de ce que l’accusation puisse affirmer, sans enquête sur ces
points, que l’entretien se serait déroulé le 3 février 2005 (jour, en
fait, de la diffusion) et que, selon une obscure formulation, cet
entretien aurait eu lieu « à Paris […], en tout cas sur le territoire
national ».
De son côté, l’accusation a tellement bâclé sa propre enquête sur le sujet
qu’elle ne peut pas dire d’où émane la cassette, une cassette qui, au
surplus, peut avoir fait l’objet de manipulations puisque, amputée du
début et de la fin des déclarations du professeur, elle ne peut montrer
dans quel contexte exact les propos ont été tenus. [Le CSA étant
apparemment dépourvu des formidables moyens techniques indispensables à
l’enregistrement, jour et nuit, de multiples stations du monde
arabo-musulman, il faut supposer que le travail d’écoute a été le fait, en
réalité, d’un service de renseignements tel, par exemple, que le fameux
MEMRI, appendice des services de renseignements militaires israéliens,
spécialisé dans la chasse au cyber-révisionnisme].
Faute de preuves, on ne peut, par conséquent, savoir si le professeur
s’est exprimé à partir de la France ou d’un pays étranger. Quant aux
portions manquantes de sa déclaration, peut-être contenaient-elles un
passage où le professeur, comme c’est son habitude, a prévenu son
interlocuteur que de tels propos ne devaient pas être diffusés en France.
Bref, il n’existe aucune preuve d’une intention délictuelle. Enfin,
en épelant certains noms propres, souligne Me Eric Delcroix, avocat du
prévenu, M. Faurisson croyait manifestement que ses paroles allaient être
traduites en persan, pour un public iranien.
Les émois et les
insultes des parties civiles
devant la démonstration du professeur
En dépit des tentatives d’obstruction et d’une bruyante
intervention des parties civiles demandant au président d’empêcher « la
diffamation des martyrs », le professeur énumère, à la stupéfaction
générale, les graves concessions de fond faites aux révisionnistes au
cours d’un demi-siècle par les représentants de la thèse officielle du
« génocide » des juifs. Il évoque la déconfiture de Raul Hilberg, en 1985,
au premier procès Zundel de Toronto.
Le Number One des historiens de « la destruction des juifs
d’Europe » y avait été contraint d’admettre, sous serment, qu’il
n’existait en fin de compte aucun document prouvant une politique
d’extermination physique des juifs. Sommé d’expliquer comment une telle
politique avait alors pu se concevoir, s’ordonner et s’exécuter, il avait
déclaré que tout cela s’était passé « au sein de la vaste bureaucratie »
allemande grâce à une « incroyable rencontre des esprits » et par la voie
d’une « communication télépathique consensuelle » !
Robert Faurisson évoque également la déroute de Jean-Claude Pressac, le 9
mai 1995, précisément à la XVIIe chambre. Quelques jours après cette
mémorable audience, Jean-Claude Pressac, avait, de sa propre initiative,
signé une sorte d’acte de capitulation, qui allait nous être révélé cinq
ans plus tard par une jeune universitaire,Valérie Igounet, à la toute fin
de son Histoire du négationnisme en France (Seuil, 2000, p.
651-652).
Pour celui qui avait été, pendant des années, le miraculeux sauveur et le
protégé du couple Klarsfeld, le dossier de l’histoire officielle des camps
de concentration était désormais « pourri » et n’était plus bon que « pour
les poubelles de l’histoire ».
Avocat au physique avantageux et représentant la LICRA, Me Charrière
Bournazel en explose de colère. Avec ses confrères, il demande que le
président retire la parole au professeur. Quinze ans auparavant, face à
une exigence identique, le président Grellier avait qualifié la situation
de « surréaliste » et avait fait remarquer aux censeurs que, si Faurisson
comparaissait devant son tribunal, c’était bien à cause d’eux.
Le président Bonnal ordonnant la reprise normale de l’audition du prévenu,
le professeur poursuit son exposé. Il accumule les preuves, les
références, les indications de sources et les précisions de toutes sortes.
Il prédit que les parties adverses, faute de pouvoir lui opposer arguments
et preuves, chercheront refuge dans l’invective.
Et c’est ce qui se produit. Sur le compte du professeur ou sur ses écrits,
on n’entend alors, du côté des parties civiles, que les mots de « puant »,
de « nauséabond », de « faussaire », de « mensonge », de « crime », de
« mauvaise foi dépassée », de « boue » et voici que, pour finir, Me
Charrière Bournazel, adoptant une posture avantageuse, se proclame «
éboueur sacré ».
Dix fois répété, on aura entendu le mot d’« antisémite » mais sans que
soit produit le moindre indice de l’antisémitisme supposé du prévenu. Plus
tard, Me Delcroix observera que, de nos jours, l’accusation
d’antisémitisme se lance comme autrefois se proférait l’accusation
d’antichristianisme : « On la connaît, Galilée, votre motivation cachée :
vous cherchez à déconsidérer la Sainte Ecriture ! »
Le substitut Anne de
Fontette en
appelle à la protection de Yahvé !
Anne de Fontette mettra le comble aux agressions verbales
des parties civiles. Elle fait le procès de Faurisson et de l’Iran.
Pour couronner le tout, la péroraison de son réquisitoire sera … une
oraison juive.
Annonçant qu’elle va donner lecture d’un texte dont elle nous confie
qu’elle aurait aimé être l’auteur, elle lit une invocation à « Yahvé »
(sic), protecteur de « son peuple élu » (sic) pour qu’il
protège ledit peuple des « lèvres fausses » (sic) ( donc des
« lèvres fausses » de Faurisson).
On a bien lu. Ces paroles ont été prononcées par un substitut du procureur
de la République française et dans le prétoire d’un Etat laïc. On voit par
là que, si, depuis longtemps, le crucifix a été retiré de nos prétoires,
il vient d’être remplacé, en ce jour, à Paris, par l’évocation de Yahvé,
dont la colère et la vengeance sont appelées à s’exercer sur la tête de
Robert Faurisson, ce qui peut s’interpréter comme un appel à la violence
ou au meurtre.
Ce même jour, le peuple français tout entier vient d’être remplacé par le
seul « peuple élu ». Le président Bonnal ne pipe mot. Imagine-t-on sa
réaction si un représentant du ministère public avait lu une invocation
soit à Allah, soit à Jésus (qui, selon le Talmud, est, on le sait,
condamné à bouillir dans des excréments jusqu’à la fin des temps) ?
Madame le substitut déclare enfin que, Faurisson étant un
multirécidiviste, il convient de « passer au cran supérieur » et de le
condamner à une peine de prison ferme, « peut-être assortie du sursis ».
Elle ignore que son prédécesseur, François Cordier, a, le 9 mai 1995,
requis trois mois de prison ferme. Quant aux diverses parties civiles,
elles réclament, selon le rituel, leurs livres de chair sous la forme
d’espèces sonnantes et trébuchantes.
Nicolas Bonnal a été « formé » par le
CRIF et le Centre Simon-Wiesenthal !
Mais pourquoi le président Bonnal s’est-il tu devant
l’évocation intempestive de Yahvé et cet appel à la violence ou au meurtre
? Est-ce parce qu’il s’est lui-même gravement compromis avec deux entités
proches de la droite israélienne : le CRIF et le Centre Simon-Wiesenthal ?
Le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) est
présidé par le banquier Roger Cukierman, qui a autrefois exercé de hautes
responsabilités au sein de la banque privée Edmond de Rothschild.
Or, dans un communiqué en date du 5 juillet 2006, le CRIF vient juste de
signaler qu’il assure une « formation » des magistrats européens
et, au nombre de ces magistrats, il cite nommément, en tout premier lieu,
le président Nicolas Bonnal, lequel a participé à un stage dirigé par Marc
Knobel, attaché de recherches au Centre Simon-Wiesenthal de France !
En second lieu, le CRIF a fièrement nommé un autre stagiaire : François
Cordier ! Robert Faurisson se trouverait-il dans une chambre
rabbinique, qui va le juger more Judaico ?
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